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Forum des pays exportateurs de gaz : Le rôle des pays africains mis en relief

Le 5e sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), qui s’est tenu à Malabo, en Guinée équatoriale, du 26 au 29 novembre, a mis en évidence la place de l’Afrique en tant que future plateforme des investissements dans le gaz naturel.

Selon la déclaration officielle de Malabo, qui a été présentée vendredi à l’issue du sommet – auquel a pris part l’Algérie –, il existe de nombreuses possibilités de coopération entre les pays membres du FPEG pour assurer une transition énergétique durable, notamment en Afrique, où de nombreux pays mettent à jour des réserves importantes de gaz. Le document réaffirme «l’importance de conserver les droits souverains des pays membres sur les ressources en gaz naturel ; garantir une transition énergétique et atteindre les objectifs de développement durable ; attirer des investissements dans des projets d’infrastructures gazières ; faciliter la coordination entre les pays membres du FPEG et mettre en place des mécanismes de tarification, entre autres objectifs essentiels». Selon une intervention de Yury Sentyurin, secrétaire général du FPEG, «l’une des missions du FPEG est de déterminer spécifiquement les conditions générales des contrats entre producteurs et consommateurs. Notre communauté insiste sur le fait que les prix liés à l’indexation du pétrole doivent jouer en faveur de nos pays membres». Pour le secrétaire général du Forum, «les producteurs doivent disposer d’un flux de revenus fiable pour pouvoir investir. En établissant le lien entre la tarification et l’indexation, nous essayons de garantir aux producteurs des conditions confortables favorisant la mise en œuvre de leurs projets». Organisé pour la première fois sur le continent africain, le 5e Sommet des chefs d’Etat est le fruit, selon les organisateurs, de l’intensification des efforts déployés pour que les pays africains producteurs de gaz rejoignent l’organisation. «Le Mozambique et la Tanzanie ont découvert d’énormes gisements de gaz… Les pays africains qui disposent de leurs propres ressources sont nombreux et ils doivent apprendre à les gérer eux-mêmes», a déclaré. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures de la Guinée équatoriale. «L’objectif de ce sommet est d’attirer davantage de pays africains pour augmenter notre effectif. Le gaz, c’est l’avenir.» Pour cela, l’Algérie a appelé à l’élargissement du Forum à d’autres pays, notamment les pays africains. Dans un discours de Abdelkader Bensalah lu en son nom par le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, à l’ouverture des travaux, a estimé que les pays africains sont appelés à devenir bientôt des exportateurs de gaz naturel, ajoutant que cet élargissement consolidera le rôle et les intérêts des pays producteurs au sein d’une scène gazière mondiale en pleine mutation. Le secrétaire général du GECF, Yury Sentyurin, avait indiqué récemment, selon le site Africa News, que les pays membres avaient ajouté une «part substantielle» à la production totale de gaz en Afrique, la production de gaz commercialisée s’élevant à 263 milliards de mètres cubes, représentant 93% de la production totale de gaz sur le continent.


Zhor Hadjam, El Watan, 01-12-2019