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Accord entre la Russie et l’Arabie saoudite L’Opep devrait reconduire ses réductions jusqu’en 2020

L’Arabie Saoudite et la Russie semblent ainsi décidées à unir leurs efforts pour gérer le marché mondial du pétrole et soutenir les prix du baril. La version actuelle de l’accord de la coalition dite de l’OPEP+ s’articule autour d’une réduction de production de 1,2 million de barils par jour

Le président russe, Vladimir Poutine, et le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, se seraient mis d’accord pour prolonger l’accord OPEP non-Opep de réduction de production pour le reste de l’année et potentiellement jusqu’au début de 2020. S’exprimant lors du sommet du Groupe des 20 au Japon, le président russe a déclaré, selon l’agence Bloomberg, que l’extension des réductions de production – qui expire à la fin du mois de juin – pourrait se prolonger de six ou neuf mois. Des déclarations qui anticipent sur la décision qui sera prise à l’issue de la réunion, la semaine prochaine à Vienne, de l’OPEP et ses partenaires. L’Arabie Saoudite et la Russie semblent ainsi décidées à unir leurs efforts pour gérer le marché mondial du pétrole et soutenir les prix du baril. La version actuelle de l’accord de la coalition dite de l’OPEP+ s’articule autour d’une réduction de production de 1,2 million de barils par jour. «Nous avons convenu de continuer nos accords», a déclaré Poutine à Osaka au Japon, en marge de la tenue du G20. «En tout état de cause, nous soutiendrons la poursuite des accords, conclus entre la Russie et l’Arabie Saoudite, dans les volumes précédemment convenus.» C’est la première fois qu’un haut responsable d’un pays concerné par l’accord Opep+ indique que des restrictions pourraient être nécessaires jusqu’en 2020. Cela reflète, selon Bloomberg, les perspectives sombres de l’offre et de la demande de pétrole l’an prochain en raison du ralentissement de la croissance économique mondiale et de l’augmentation de la production de schiste américain. L’accord russo-saoudien faisait suite à un accord conclu précédemment à Osaka entre les présidents américain et chinois pour relancer les négociations commerciales, et les déclarations de Donald Trump selon lesquelles il ne créerait pas de nouvelles obligations à Pekin pour le moment. «L’accord Arabie Saoudite-Russie, combiné aux résultats positifs des négociations commerciales américano-chinois au G20, devrait permettre une hausse des prix du pétrole», a déclaré Amrita Sen, analyste en chef du secteur pétrolier chez Energy Aspects Ltd à Londres, cité par l’agence Bloomberg. Les entretiens entre Poutine et le prince Mohammed Ben Salman montrent, selon Bloomberg, l’engagement des deux pays à assurer la stabilité du marché pétrolier, a déclaré le ministère russe de l’Energie dans un communiqué. Leurs discussions démontrent également un «niveau élevé de compréhension entre les deux producteurs malgré les incertitudes actuelles du marché du pétrole», a-t-il déclaré. Cette année, l’alliance OPEP+ a réduit sa production de plus de 1,2 million de barils par jour, alors que les sanctions américaines contre l’Iran et le Venezuela réduisaient la production des deux pays. L’Arabie Saoudite a également unilatéralement procédé à des restrictions plus profondes, pompant 9,7 millions de barils par jour en mai, contre 10,3 millions pour l’OPEP+. Depuis que la Russie et l’Arabie Saoudite se sont associées, fin 2016, pour gérer le marché pétrolier, le brut de référence Brent a oscillé entre 45 et 85 dollars le baril. Vendredi, les contrats à terme du Brent pour septembre ont clôturé à 64,74 dollars.


Zhor Hadjam , El Watan, 30-06-2019